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<title>ALUDEL</title>
<description>N.m: Pot servant à la sublimation constitué de plusieurs cônes s'emboîtant les uns dans les autres.</description>
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<title>Samedi</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/11/07/samedi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 13:08:37 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Elle est douce cette musique.&lt;br /&gt; Elle est là.&lt;br /&gt; Elle passe et je l'entends.&lt;br /&gt; A chaque fois la même, mêlée à des idées, sentiments liés.&lt;br /&gt; Ce mélange me remplit et je ne sais pas dire pourquoi.&lt;br /&gt; C'est quelque chose d'inexplicable.&lt;br /&gt; Quand des mots touchent vos mots.&lt;br /&gt; Quand vous êtes deviné.&lt;br /&gt; Ce n'est qu'à vous.&lt;br /&gt; Si cela ne s'exprime pas ni ne s'explique, alors tant mieux.&lt;br /&gt; Peut-être.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je traverse les couloirs de ce centre commercial.&lt;br /&gt; Lumières et marchandises.&lt;br /&gt; Et tant d'humains qui errent, perdus dans cette multitude d'objets qu'on croit si essentiels.&lt;br /&gt; La solitude c'est de se trouver invisible au milieu des autres.&lt;br /&gt; Sans être vu, sans être entendu que par soi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mes yeux ne s'attachent à rien.&lt;br /&gt; Il y a des conversations, des poussettes, des enfants qui crient.&lt;br /&gt; Il y a une mère qui pousse son fils adulte dans un fauteuil.&lt;br /&gt; Lui, ses doigts s'agrippent à un DVD sur la légion.&lt;br /&gt; Un écran diffuse le teaser d'un jeu vidéo sur un assassin dans la rome de la Renaissance.&lt;br /&gt; Où suis-je?&lt;br /&gt; On écrit des films sur l'apocalypse, sur la fin du monde, et nous?&lt;br /&gt; Nous, que sommes nous devenus?&lt;br /&gt; Des esclaves du temple de la consommation.&lt;br /&gt; C'est presque drôle.&lt;br /&gt; De se voir courir, de se voir prendre des livres, des disques, comme des paquets de lessive, des pommes tombées d'un arbre.&lt;br /&gt; Et si tout cela était gratuit?&lt;br /&gt; Il y en a tant. A qui ça manquera?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais non.&lt;br /&gt; La vie revient.&lt;br /&gt; Les contraintes, les besoins, ceux des autres, ceux du monde.&lt;br /&gt; Il faut bien être là, s'efforcer...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je rentre. J'étais dans un rêve: escalator, boutiques souterraines, affichages...&lt;br /&gt; Ce n'était pas un cauchemar.&lt;br /&gt; C'était un voyage.&lt;br /&gt; Il y en a des pires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Mardi</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/10/06/mardi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 22:11:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Pas de boules quiès dans le verre d'eau ce soir.&lt;br /&gt; Tu dis que tu me connaîs depuis 1000 ans.&lt;br /&gt; L'air se remplit de musique électro.&lt;br /&gt; Un couple se brise.&lt;br /&gt; C'est une tragédie.&lt;br /&gt; Deux couples, trois couples.&lt;br /&gt; C'est une épidémie.&lt;br /&gt; C'est l'âge. C'est les circonstances.&lt;br /&gt; C'est le temps.&lt;br /&gt; Il se passait déjà la même chose avant, quand les hommes portaient des favoris et que les femmes flânaient.&lt;br /&gt; Emmène-moi. Je veux voler dans un planeur, là-haut sur les hauteurs, la terre rétrécie.&lt;br /&gt; Je prends le bus tous les vendredis. Le même bus chaque vendredi après 19h.&lt;br /&gt; Le trajet est plus long. Je traverse la ville quand la nuit tombe entièrement.&lt;br /&gt; Les gens montent et descendent, jeunes et vieux, comme des ombres les uns pour les autres, comme des étrangers plus éloignés dans ce bus que s'ils étaient séparés par des milliers de kilomètres.&lt;br /&gt; Je regarde les façades défiler, les mains du chauffeur, les titres des journaux, les lumières derrières les fenêtres, les passants qui disparaissent.&lt;br /&gt; Je ne pense à presque rien. Je viens de parler pendant une heure avec lui. Ce n'est pas un étalage. C'est une conversation libre et consentie.&lt;br /&gt; J'ai parlé de mes parents. J'ai parlé de Marguerite Y. et de Marguerite D. J'ai parlé de mon travail. J'ai parlé d'elle et de moi et d'un enfant qui sera un bel adulte. J'ai parlé de ma fierté et des peurs que je garde comme des objets précieux.&lt;br /&gt; Quelqu'un écoutait.&lt;br /&gt; Je crois.&lt;br /&gt; Quand je rentre, je veux écrire. Je veux écrire mais rien, rien ne s'écrit. Parce que tout ce qu'il y a à écrire est déjà dit, déjà expulsé, exhumé, excavé, ex, ex, ex, ex... comme le son d&quot;une machine étrange et dangereuse, comme le bruit d'un moteur de pelleteuse.&lt;br /&gt; Je lis alors. Je prend le roman, &quot;Les archives du nord&quot; de Marguerite Y. Je retrouve une amie, une cousine, une soeur aînée, une grand-mère aimée. Je me sens bercée, emportée, à l'abri dans les souvenirs d'époques et de gens jamais connus. Il n'y a pas de chagrin. C'est de la force qui reste, celle qui vient de la parole que j'ai laissée allée libre et que je retrouve dans la lecture.&lt;br /&gt; Tu dors.&lt;br /&gt; Tu es allongée près de moi.&lt;br /&gt; Je pense aux gens que j'aime.&lt;br /&gt; Je pense à toi, ta maison, ton père, tes amis, tes collègues.&lt;br /&gt; Les étoiles brillent.&lt;/p&gt;
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<title>Jeudi</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/09/10/jeudi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 01:03:50 +0200</pubDate>
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Un blog, un journal intime: écrire sur soi ou écrire pour soi? * Piscine. Mon corps flotte. Toute sensation de pesanteur disparue. *
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<title>Samedi</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/06/13/samedi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 20:13:12 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Quand, l'une après l'autre les marches de l'escalier sont vaincues et que j'entends la porte se fermer derrière mes pas, je sais que je suis enfin rentrée chez moi. Une autre vie commence, plus vraie, plus douce, une vie tranquille et apaisante où même les colères ne brisent pas, une vie où je m'entends enfin, et&amp;nbsp; m'endors dans ses bras comme dans un rêve. A quoi bon que se poursuivent les secondes, les minutes et les heures? A quoi bon que s'inventent, l'un après l'autre, les jours et les ans puisque contre elle le temps s'arrête et se fond en un point qui condense passé, présent et avenir?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Dimanche</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2008/02/07/jeudi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 19:54:44 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Un hôtel de charme sur la côte. Ca fera oublier Bastille, le bruit des cyclos au Vietnam, les grondements de l'orage. Bref, un peu de silence ne me nuira pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut-être même que j'irai au bout de cette jetée.&lt;br /&gt; Peut-être.&lt;br /&gt; La mer sera grise et fatiguée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me tiendrai droite et le vent me filera des gifles et le sel emmêlera mes cheveux et la bruine glissera sous ma peau et rouillera mes os. Dans ma tête, au delà du silence bruyant de la mer, je composerai une lettre, une lettre qui a commencé il y a bien dix ans, une lettre qui s'écrit à l'encre invisible, l'encre que déversent les souvenirs et les rêves. Je commencerai par une question: comment est-ce arrivé?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;....&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et voilà, je m'arrête encore. Je reste au seuil de la vérité qui n'ose pas être dite. Ce n'est pas un grand secret. Ni terrible. Ni triste. Ce n'est rien au fond, rien qu'un poids qui ne s'en va pas et que l'écriture dérange à peine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis lasse.&lt;br /&gt; Et lâche aussi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je pense trop. Ha! combien de lignes alignées, combien de mots tendus, combien qui ont tissé des toiles d'araignées, des amas de ronces, des forêts de discours droits comme des soldats qui ont formé barrières sur un chemin où plus rien n'est animé. J'avance par détours ce qui rend mon périple plus long.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'envie de taire est plus forte que l'envie de dire.&lt;br /&gt; Multiples verrous, multiples cadenas.&lt;br /&gt; Etre son meilleur ennemi. Voilà ce qui ne change pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne vais pas écrire autrement ce soir, la longue confession est dite ailleurs. Il fallait le préciser. C'est fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu m'as fait lire quelque chose qui m'est famillier. Cela parle d'une envie de changement qui nécessite la fin des dépendances. Devenir l'autre qu'on est pas. Remonter la pente.&lt;br /&gt; J'ai lu. Deux fois. Je n'ai rien ressenti ou presque. Ca m'effraie, vois-tu? Suis-je totalement insensible à &quot;ça&quot;? Ou est-ce simplement (et c'est triste aussi) le refus de voir, d'entendre? Il me semble que je vois trop et que j'entend trop aussi. Des années que cela dure. L'habitude ronge l'envie de faire autrement. Il faudrait que l'urgence s'impose, le besoin, l'autorité du fait accompli qui reste à accomplir. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car tu es sans peur devant la vérité. Tu l'as affrontée et tu as gagné. Moi, j'ai tourné autour comme un toréador, j'ai approché ma main et puis je l'ai retirée, je me sentais mieux à l'abri derrière la grande cape rouge, je la faisais tournoyer comme un magicien, des gestes rien que des gestes. J'ai fabriqué une illusion immense comme un rempart. Du haut de cette tour de mots, d'excuses, de tentatives ratées de détruire ce monument sinistre que j'ai construit, je te vois. Tu es un point en bas. Je te regarde attaquer, je te regarde essayer de comprendre. J'ai beau te crier de partir, tu restes. C'est l'amour qui te guide. Le seul qui puisse défaire l'illusion que je suis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Dimanche</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/05/31/dimanche.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Sun, 31 May 2009 20:16:35 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:PunctuationKerning /&gt; &lt;w:ValidateAgainstSchemas /&gt; &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt; &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt; &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt; &lt;w:Compatibility&gt; &lt;w:BreakWrappedTables /&gt; &lt;w:SnapToGridInCell /&gt; &lt;w:WrapTextWithPunct /&gt; &lt;w:UseAsianBreakRules /&gt; &lt;w:DontGrowAutofit /&gt; &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:LatentStyles DefLockedState=&quot;false&quot; LatentStyleCount=&quot;156&quot;&gt; &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;  &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia;&quot;&gt;Dimanche. Au parc Georges Brassens, c’est le marché des livres. Peu de gens sont là, juste quelques habitués qui passent d’un stand à un autre, regardent, feuillettent, soupèsent… et moi, sans raison apparente, je pense alors à un marché d’esclaves, je pense à ces visages où se mêlent l’envie et l’indifférence, je pense à la mémoire et à l’oubli, leur danse…Est-ce que la loi de la gravité atteint aussi les mots, et qu’une fois jetés vers le ciel, ils ne cessent jamais de retomber pareils à des pierres&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia;&quot;&gt;La bague est là.&lt;br /&gt; Elle est magique, si on appelle magie ce qui est en réalité de la superstition.&lt;br /&gt; La bague est là, à mon doigt.&lt;br /&gt; Je l’embrasse quand je suis heureuse. Quand je suis malheureuse, je la couvre de ma main, je lui demande de faire partir le chagrin.&lt;br /&gt; Assise dans le bus, je suis un marabout des villes, un marabout sans clientèle, sans autre tours, sans autre gri-gri que cette bague à reflets bleutés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ai-je vraiment besoin des ces objets que je charge de pouvoirs utiles et bienfaisants&amp;nbsp;? Ils sont comme la canne blanche des aveugles&amp;nbsp;: une manière de me guider dans le noir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia;&quot;&gt;C’est une belle journée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia;&quot;&gt;Lecture de Bernard-Marie Koltès. Incroyable densité des émotions par la création d’un jeu subtil de tensions entre ces personnages. Je parle d’une de ses pièces les moins connues&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Sallinger.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia;&quot;&gt;J’achève la lecture de nouvelles de Guy de Maupassant. La plupart se déroulent pendant la guerre de 1870. Toutes sont construites avec la précision et le sens psychologique qui caractérisent Maupassant. On se dit «&amp;nbsp;quelle maîtrise&amp;nbsp;! Quel style&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Et puis on se tait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia;&quot;&gt;Vu &lt;i&gt;l’Heure d’été&lt;/i&gt; de Assayas. J’avais retardé le moment de le voir. Les histoires qui parlent de deuil me sont toujours difficiles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;J’écoute Baba O’Riley des Who.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia;&quot;&gt;Quand j’étais enfant, j’aimais les aéroports et les musiques qui vous redonnaient la mémoire des choses oubliées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Vendredi</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Fri, 22 May 2009 12:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:PunctuationKerning /&gt; &lt;w:ValidateAgainstSchemas /&gt; &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt; &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt; &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt; &lt;w:Compatibility&gt; &lt;w:BreakWrappedTables /&gt; &lt;w:SnapToGridInCell /&gt; &lt;w:WrapTextWithPunct /&gt; &lt;w:UseAsianBreakRules /&gt; &lt;w:DontGrowAutofit /&gt; &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:LatentStyles DefLockedState=&quot;false&quot; LatentStyleCount=&quot;156&quot;&gt; &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Lectures du moment: Maupassant et Yourcenar.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Les ombres des volets sur les murs dessinent des lignes à géométrie variables, symétriques et dissemblables cependant, que l'on souhaiterait creuser à la spatule...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Lumière du printemps; légère lumière, qui berce, flâne sur les bords des trottoirs, plonge dans la Seine enfin où elle explose en mille éclats dorés qui se perdent dans l'air.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans la zone des souvenirs, me revient en mémoire ce jour de printemps, l’océan et le bruit des vagues étouffé dans les feuilles des palmiers, et un plongeoir blanc où Jean-Luc se tient debout les bras en croix, sa peau brune mouillée par une première séries de plongeons. On voit flotter à ses poignets des bracelets fins en soie, lentement rongés par le sel et décolorés par le soleil, dont nul ne sait qui les lui a noués là et quand. Est-ce pour le protéger et lui donner une longue vie? B. et moi regardons avec une curiosité mêlée d'envie ces hommages muets attachés aux poignets de notre ami. Ces fils légers et multicolores glissaient parfois sur nos fronts pour des caresses qui nous mettaient le feu aux joues. Cela se passaient durant les soirées de fin d’année quand nous dansions tous ensemble, par deux ou par trois, pris par la musique et que Jean-Luc se penchait vers nous, tenait nos visages dans ses mains et faisait semblant de nous embrasser. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Là-haut, sur le bord du plongeoir, Jean-Luc nous fait un signe et nous sourit. Le ciel est sans nuages comme s’ils avaient tous été aspirés dans un endroit inconnu. Reste un bleu pâle immense qui se confond avec la couleur des yeux de Jean-Luc. Nous lui renvoyons un sourire et levons les bras pour l’encourager. Il rit et mime des assouplissements d’athlète. Qu’est-il devenu aujourd’hui&amp;nbsp;? Je pense à l’émotion ressentie ce jour-là en le voyant prendre un court élan et envoyer son corps comme une torpille crever la surface de l’eau. Du bonheur&amp;nbsp;? Du désir&amp;nbsp;? De l’adoration&amp;nbsp;? Je ne l’ai plus ressenti depuis. Et lui&amp;nbsp;? A quoi pensait-il dans ce pays qu’il aimait tant&amp;nbsp;et qu’il voulait toujours quitter pourtant&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;...(j'écoute la radio, j'entends quelqu'un dire qu'on peut &quot;passer à côté de sa vie&quot;)...non, on ne passe pas à côté de sa vie. Ca n'a aucun sens de le dire. Vraiment aucun…. (sourires)…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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