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<title>ALUDEL</title>
<description>N.m: Pot servant à la sublimation constitué de plusieurs cônes s'emboîtant les uns dans les autres.</description>
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<lastBuildDate>Mon, 30 Nov 2009 20:06:05 +0100</lastBuildDate>
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<title>Dimanche</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/11/29/dimanche.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 18:33:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;br /&gt; je vois qui se détourne de moi un souvenir qui s'efface peu à peu et laisse la silhouette de monasteres et d'abbayes où flottent des notes de musique au loin une île disparaît comme si elle n'avait jamais existé et le brouillard enfui devient pareil à des perles d'eau glacées sur les hauteurs encore trop loin où je ne vois rien et cette chute maintenant un vertige à l'envers la vitesse qui rompt les liens de la gravité et je plonge tout à pic mais ne vois jamais où je tombe mes mains s'accrochent à mon coeur et à ma tête sans aucun cri qui sorte de ma bouche de mon sang ... je sens l'eau contre ma peau le froid le noir le silence l'absence le retrait l'impuissance et dans cette impuissance une certaine liberté fragile les hommes sont des mensonges les femmes sont des songes les rôles les drôles les icônes de scène sur les planches et la foule assoupie de joie hurle un cri semblable à une prière pour une nuit une seule j'aurais tous les hommes et toutes les femmes pour un jour pour un seul j'aurais tous les dons dans le creux de mes mains et au matin déjà le matin j'aurais toutes les solitudes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je ne crois qu'un peu seulement à la séduction et ses charmes laissent souvent un goût de regret dans le coeur l'envie de quelque chose de vrai qui vous ancre à terre sinon c'est la dérive sans rien qui vous retienne que des mots que des mots des mots sots et insolents des beaux mots des grands mots des mots subtils pour dire qu'ils sont fragiles et qu'ils mentent rien qu'un peu juste assez pour que vous disiez merci mais non, non je ne sais plus jouer à ce jeu-là&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;les peintres sont des voyants comme les danseurs comme les musiciens&lt;/p&gt;
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<title>Mardi</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/11/24/mardi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 19:44:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Il y a longtemps, quelqu'un m'a prêté un livre dont j'ai presque tout oublié du contenu précis mais dont le titre m'est resté toutes ces années: &lt;i&gt;l'étonnement philosphique&lt;/i&gt; de Jeanne Hersch, une philosophe suisse. C'est le mot &quot;d'étonnement&quot; que j'aime. C'est qu'il dit une manière de voir le monde dont je suis proche. L'étonné n'est pas dans le doute ni dans la crédulité parce que l'étonnement, je crois, se trouve entre ces deux bords. C'est un acte d'ouverture. Ouverture sincère et constante.&lt;br /&gt; Que devient l'étonné quand il trouve des réponses?&lt;br /&gt; Il continue.&lt;br /&gt; Une autre chose l'étonnera.&lt;br /&gt; Le monde ne se clôt pas sur des réponses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Dimanche</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/11/22/dimanche.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 18:15:12 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Dimanche, c'est dimanche, et il pleut ici de l'eau et de la nuit, des larmes de ciel que je regarde tomber et qui me donnent froid.&lt;br /&gt; Lecture du &quot;Horla&quot; de Maupassant. Recueil de nouvelles brèves, drôles et cruelles, certaines plus lumineuses qui me touchent sans que je sache dire pourquoi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; *&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vendredi, c'est vendredi, et la parole à la nuit tombée se libère d'une semaine où elle est sage et mesurée. Je parle, je parle, je monologue sans souci de structure mais avec l'envie de trouver dans ma parole la clarté qui me manque, la certitude qui viendrait comme un rayon de lumière puissant faire échec à des années de mots ensevelis qui m'ont fait oublier qui je suis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Samedi, c'est samedi et Paris est envahi par des piétons aguerris qui s'enfoncent dans la nuit comme des guerriers. Beaubourg illuminée. Le Marais empagaillée par des poussettes, par des couples, par des solitaires, tous et toutes assombris par le noir qui tombe, leur haleine faisant des nuages qui rejoignent les autres nuages plus haut dans le ciel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une amie me dit: à Paris il y a plus de morts que d'habitants...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A Paris, il y aussi des artistes qui vous redonnent la vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hervé Guibert était -oui- sans compassion pour le monde. Il avait cet orgueil là. Et c'est étrange qu'un de ses romans les plus intimes porte le titre du &quot;Protocole Compassionnel&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Guibert l'insolent? Guibert le fou?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Heureux ceux à qui l'ont a fait porter tous les masques, du plus cruel au plus beau.&lt;br /&gt; La liberté leur demeure de vivre pour eux même à l'abri des regards trop curieux...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vendredi, samedi, dimanche...le week end se termine.&lt;br /&gt; Qu'importe puisque tu es là&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Samedi</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/11/07/samedi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 13:08:37 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Elle est douce cette musique.&lt;br /&gt; Elle est là.&lt;br /&gt; Elle passe et je l'entends.&lt;br /&gt; A chaque fois la même, mêlée à des idées, sentiments liés.&lt;br /&gt; Ce mélange me remplit et je ne sais pas dire pourquoi.&lt;br /&gt; C'est quelque chose d'inexplicable.&lt;br /&gt; Quand des mots touchent vos mots.&lt;br /&gt; Quand vous êtes deviné.&lt;br /&gt; Ce n'est qu'à vous.&lt;br /&gt; Si cela ne s'exprime pas ni ne s'explique, alors tant mieux.&lt;br /&gt; Peut-être.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je traverse les couloirs de ce centre commercial.&lt;br /&gt; Lumières et marchandises.&lt;br /&gt; Et tant d'humains qui errent, perdus dans cette multitude d'objets qu'on croit si essentiels.&lt;br /&gt; La solitude c'est de se trouver invisible au milieu des autres.&lt;br /&gt; Sans être vu, sans être entendu que par soi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mes yeux ne s'attachent à rien.&lt;br /&gt; Il y a des conversations, des poussettes, des enfants qui crient.&lt;br /&gt; Il y a une mère qui pousse son fils adulte dans un fauteuil.&lt;br /&gt; Lui, ses doigts s'agrippent à un DVD sur la légion.&lt;br /&gt; Un écran diffuse le teaser d'un jeu vidéo sur un assassin dans la rome de la Renaissance.&lt;br /&gt; Où suis-je?&lt;br /&gt; On écrit des films sur l'apocalypse, sur la fin du monde, et nous?&lt;br /&gt; Nous, que sommes nous devenus?&lt;br /&gt; Des esclaves du temple de la consommation.&lt;br /&gt; C'est presque drôle.&lt;br /&gt; De se voir courir, de se voir prendre des livres, des disques, comme des paquets de lessive, des pommes tombées d'un arbre.&lt;br /&gt; Et si tout cela était gratuit?&lt;br /&gt; Il y en a tant. A qui ça manquera?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais non.&lt;br /&gt; La vie revient.&lt;br /&gt; Les contraintes, les besoins, ceux des autres, ceux du monde.&lt;br /&gt; Il faut bien être là, s'efforcer...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je rentre. J'étais dans un rêve: escalator, boutiques souterraines, affichages...&lt;br /&gt; Ce n'était pas un cauchemar.&lt;br /&gt; C'était un voyage.&lt;br /&gt; Il y en a des pires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Mardi</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/10/06/mardi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 22:11:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Pas de boules quiès dans le verre d'eau ce soir.&lt;br /&gt; Tu dis que tu me connaîs depuis 1000 ans.&lt;br /&gt; L'air se remplit de musique électro.&lt;br /&gt; Un couple se brise.&lt;br /&gt; C'est une tragédie.&lt;br /&gt; Deux couples, trois couples.&lt;br /&gt; C'est une épidémie.&lt;br /&gt; C'est l'âge. C'est les circonstances.&lt;br /&gt; C'est le temps.&lt;br /&gt; Il se passait déjà la même chose avant, quand les hommes portaient des favoris et que les femmes flânaient.&lt;br /&gt; Emmène-moi. Je veux voler dans un planeur, là-haut sur les hauteurs, la terre rétrécie.&lt;br /&gt; Je prends le bus tous les vendredis. Le même bus chaque vendredi après 19h.&lt;br /&gt; Le trajet est plus long. Je traverse la ville quand la nuit tombe entièrement.&lt;br /&gt; Les gens montent et descendent, jeunes et vieux, comme des ombres les uns pour les autres, comme des étrangers plus éloignés dans ce bus que s'ils étaient séparés par des milliers de kilomètres.&lt;br /&gt; Je regarde les façades défiler, les mains du chauffeur, les titres des journaux, les lumières derrières les fenêtres, les passants qui disparaissent.&lt;br /&gt; Je ne pense à presque rien. Je viens de parler pendant une heure avec lui. Ce n'est pas un étalage. C'est une conversation libre et consentie.&lt;br /&gt; J'ai parlé de mes parents. J'ai parlé de Marguerite Y. et de Marguerite D. J'ai parlé de mon travail. J'ai parlé d'elle et de moi et d'un enfant qui sera un bel adulte. J'ai parlé de ma fierté et des peurs que je garde comme des objets précieux.&lt;br /&gt; Quelqu'un écoutait.&lt;br /&gt; Je crois.&lt;br /&gt; Quand je rentre, je veux écrire. Je veux écrire mais rien, rien ne s'écrit. Parce que tout ce qu'il y a à écrire est déjà dit, déjà expulsé, exhumé, excavé, ex, ex, ex, ex... comme le son d&quot;une machine étrange et dangereuse, comme le bruit d'un moteur de pelleteuse.&lt;br /&gt; Je lis alors. Je prend le roman, &quot;Les archives du nord&quot; de Marguerite Y. Je retrouve une amie, une cousine, une soeur aînée, une grand-mère aimée. Je me sens bercée, emportée, à l'abri dans les souvenirs d'époques et de gens jamais connus. Il n'y a pas de chagrin. C'est de la force qui reste, celle qui vient de la parole que j'ai laissée allée libre et que je retrouve dans la lecture.&lt;br /&gt; Tu dors.&lt;br /&gt; Tu es allongée près de moi.&lt;br /&gt; Je pense aux gens que j'aime.&lt;br /&gt; Je pense à toi, ta maison, ton père, tes amis, tes collègues.&lt;br /&gt; Les étoiles brillent.&lt;/p&gt;
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<title>Jeudi</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/09/10/jeudi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 01:03:50 +0200</pubDate>
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Un blog, un journal intime: écrire sur soi ou écrire pour soi? * Piscine. Mon corps flotte. Toute sensation de pesanteur disparue. *
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<title>Samedi</title>
<link>http://aludel.hautetfort.com/archive/2009/06/13/samedi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mablank)</author>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 20:13:12 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Quand, l'une après l'autre les marches de l'escalier sont vaincues et que j'entends la porte se fermer derrière mes pas, je sais que je suis enfin rentrée chez moi. Une autre vie commence, plus vraie, plus douce, une vie tranquille et apaisante où même les colères ne brisent pas, une vie où je m'entends enfin, et&amp;nbsp; m'endors dans ses bras comme dans un rêve. A quoi bon que se poursuivent les secondes, les minutes et les heures? A quoi bon que s'inventent, l'un après l'autre, les jours et les ans puisque contre elle le temps s'arrête et se fond en un point qui condense passé, présent et avenir?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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