09 avril 2009
Jeudi
Je dis, jeudi.
Jeux dits.
Euh. Je.
Sid...
(Ouais...bon.)
Et puis d'un coup (très vite) l'inspiration fiche le camp. Elle déguerpit sans donner de raison. Elle me laisse les bras ballants, l'esprit vide. Les mots qui s'alignaient dans ma tête avec discipline et intelligence ne sont plus qu'un infâme tas pareil à une structure décousue. Je me gratte le front, espère trouver une issue mais rien ne vient; la bonne dame muse est au loin.
Je décris ce qu'il se passe dans mon esprit, juste derrière les yeux. Cela ressemble à un brouillard d'images, comme un ensemble incohérent de fragments épars: des mots rattachés on ne sait comment à des visages; le profil de Virginia W., la une du Monde, des couvertures défaites, un champs, une voiture, les mots "parodie" et "catapulte", un bateau, un phare, l'Egypte, et puis rien. Plus rien.
L'imagination vient et va comme le mouvement des vagues sur les bords de plage.
Je peux regarder longtemps cette image qu'on a fixée d'elle: ce portrait pris en biais où seul son visage est saisi, le reste de son corps a disparu, il n'existe pas puisque je ne le vois pas.
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