20 mars 2009
Vendredi
Je suis au bord des larmes. Ou de la colère, je ne sais plus très bien.
A Y. qui me demande si tout va bien, je répond que je ne m'entend pas.
En rentrant -métro bondé- je lorgne du côté des quais et lis: "ne pas descendre sur la voie, danger de mort". Je lis "voix" au lieu de "voie". Cela doit avoir un sens, mais j'ignore lequel.
A la maison, P. n'avait pas d'autorité. M. en manquait aussi mais se faisait une obligation d'essayer d'en fabriquer une à la mesure de son amour. Au milieu, je me demandais où trouver ma place par rapport à eux.
Je marche pour revenir.
C'est drôle ce sentiment vague de non existence. Ce doit être la fatigue (tiens, le clavier est presque foutu...).
M. me tire des larmes et M. me fatigue et me rend coupable de vivre.
J'ai fait mon deuil de P. Il continue de vivre, sans moi.
Je ne sais pas si j'ai tort de trop aimer l'un et d'être presque indifférente à l'autre.
Au bureau je m'ennuie. Disons plus précisément que la "vie" de bureau m'ennuie depuis qu'elle occupe tout mon temps de travail.
Comme souvent quand je me sens devenir absente, je m'imagine dans la peau de quelqu'un d'autre.
J'achète Vogue et je deviens un de ces mecs adonisés par l'oeil d'un photographe.
Dans l'avenue B. je croise des lycéennes pin-up et leurs cavaliers. Cela sent les hormones et le nouveau parfum de Tom Ford.
Je ne sais pas ce que M. pense vraiment de moi. Je n'ai jamais su ce que P. avait en tête.
Je parle comme Christine Angot. C'est déplorable! Bah....
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Commentaires
Je n'ai pas lu C. Angot, mais, euh, je ne crois pas.
Hang on little tomato !
Ecrit par : Ellis | 02 avril 2009
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