16 décembre 2008

Mardi

Promener les yeux - mes yeux - sur l'étagère. Les images aspirent. Je rentre de promenade. Les promenades à pied exorcisent bien des inquiétudes. Demeure l'envie.

*

Je flotte. L'air est froid. Le ciel s'éteint. Vraiment je flotte. C'est la musique, je crois. C'est Dimanche qui reste dans un coin de ma mémoire. Je flotte. Et j'ai besoin d'ancrage, de tranquillité, de méditation... pour mieux retrouver le bruit et la folie, mais moins souvent...

*

L'écriture est toujours un éloignement, une mise à distance pour se rapprocher de quelque chose, d'un état, d'une expérience, d'une place précise et inconnue à la fois.

*

Dans les yeux la lumière tombe, les éclaire, ils deviennent des ouvertures immenses, pleins de lumière, à se perdre. L'iris est la galaxie. Une constellation. Tout flotte, tout circule, tout apparaît et disparaît. Enfin.

*

La musique.
Dans la tête se faufile.
Discrète ou non.
Forte ou douce.
La musique est là.
La voix, les mots.
Ainsi.

Toujours.

Commentaires

"une place précise et inconnue à la fois"... et toujours cette impression: l'écriture invente l'autre qui est déjà en nous.

Ecrit par : Sacha | 17 décembre 2008

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