23 octobre 2008
Jeudi
Ce que tu m’as dit de ta nuit, du ciel, de la lune, du paysage, du silence a dû ranimer en moi des réminiscences similaires... Et alors, j’ai pris feu dans ma solitude car écrire c’est se consumer... L’écriture est un incendie qui embrase un grand remue-ménage d’idées et qui fait flamber des associations d’images avant de les réduire en braises crépitantes et en cendres retombantes. Mais si la flamme déclenche l’alerte, la spontanéité du feu reste mystérieuse. Car écrire c’est brûler vif, mais c’est aussi renaître de ses cendres.
L'Homme Foudroyé - Blaise Cendrars
*
La nuit est verte et rouge comme les lumières de signalisation. La nuit est bleu turquoise comme les ongles de cette adolescente dans le bus qui te regarde. La nuit s'écoule comme du sable. A Paris, la pyramide du Louvre est digne dans sa solidité fragile, sous les étoiles absentes.
*
Un. Je ne sais pas.
Deux.
Trois.
Cinq et puis trois.
La comptine ne vient pas.
C'est ta mémoire qui s'en va.
*
X.
Claire C. sur Pink.
L'étrange mélange des genres.
Ou pas.
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Allumée et puis éteinte.
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