14 octobre 2008

Mardi

Il n'a pas de coeur.
Il entend, souvent, cette phrase dite et redite, qu'il n'a pas de coeur, ou bien qu'il ne sait pas s'en servir.
Est-ce utile un coeur?
Ceux qui savent ne se posent pas la question.
Les autres. Quels autres?
Ils désespèrent.

*

Entendu dans le bus. Quelqu'un (homme jeune, chic, voix grave):
Bon voilà. C'est l'hiver. Il fait chaud, on sait pas trop pourquoi. C'est l'hiver, il fait chaud.
Voilà.

*

Même empilement de gens dans les transports. Ligne 3 et 4.

*

C'est la nuit. La nuit bouchée. Bouche bée, je regarde, ces milliards d'étoiles incomptées. Je pense, à ces types en laisse près des stations en orbite. Des sentinelles.
Tout ce noir, vraiment, cet infini, à quoi bon?
Ivresse de l'inconnu.

*

L'effrayante monotonie des heures de bureau.

*

Impossible de me défaire de cet air qui passe et repasse dans ma tête, comme un enfant en quête d'attention.

*

Parlement.
Parle. Ment.
La politique?

 

Commentaires

Du coup, suis en (re)découverte de votre endroit, belle imprégnation des mots dans la matière vivante.

Le moment à Dresde appelle des images de plusieurs coins de mémoire.

Ecrit par : Sacha | 15 octobre 2008

Sacha> Merci pour ces mots...et pour Triton. :-)

Ecrit par : Mablank | 19 octobre 2008

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