21 septembre 2008

Dimanche

R-Kapuscinski.jpg

21 septembre. L'été est officiellement fini. Quel changement? J'ai passé la journée avec toi à regarder des bateaux, à regarder l'eau se refléter sur leurs voiles, à regarder les gens prolonger les vacances comme un pied de nez au passage des saisons. Le soleil glissait sur nos bras comme un chat, tu disais qu'on se croyait à 500 kilomètres de Paris...

En rentrant, j'ai trouvé sur le net cette photo de Richard Kapuscinsky. Hier tu m'avais passé un de ces livres. Je l'ai lu en partie dans le train, me replongeant dans les souvenirs de mon enfance. Je t'écoutais me dire ton interêt pour cet auteur; tu aimais, disais-tu, son regard sur les gens, sur l'Afrique. Je me demandais donc à quoi ressemblait ce regard, et cette photographie m'est tombée dessus en faisant une recherche sur la vie de Kapuscinsky. Je ne sais pas où elle a été prise. Je l'ai aimée instantanément pour un ensemble de raisons que je ne sais pas vraiment écrire maintenant. Se superpose à elle les images, d'autres images, évoquée dans la Guerre du Foot, ce roman écrit comme une conversation: les images de Nkrumah et de Lumumba, les rues de Stanleyville. Kapuscinsky les convoque avec poésie et recul. J'ai été surprise de retrouver des sensations que j'avais ressenties, à une autre époque, décrites avec simplicité et pourtant beaucoup de justesse.
Je vais m'endormir en entendant les oiseaux du Niger...

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