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25 mai 2008
Samedi
Coupure, sur le pouce. Longue ligne qui sépare la chair de l'empreinte. Perle rouge. Mon sang? Bon sang!
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Discussion avec P. Sur le chômage. Sur la crise. Est-ce que tout va vraiment mal?
Elsa a chanté en italien. A l'époque, la crise, le chômage étaient des mots, plus embêtants que d'autres, mais sans substance aucune, ni pour moi, ni pour les autres.
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Premières pages du Voyage avec deux enfants de Guibert.
Je ne sais pas ce qu'il veut faire. Que demande t-il au lecteur? Un voyage, avec lui, dans cette réfléxion en abîme sur l'attirance masculine pour les enfants? Combien notre regard sur ce récit est-il modifié, modelé, par l'actualité récente; par, depuis une dizaine d'années, ces procès repétés infernalement, sur la pédophilie?
Je m'efforce de lire, sans tenter autre chose, simplement lire. Je m'aperçois que Guibert erre. Ce roman est comme un méduse, corps mou dans l'océan, détaché, lumineux parfois, et qui finit, à vous approcher trop près, par provoquer une brûlure désagréable qui donne la nausée.
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Début de rhume.
J'ai avalé deux comprimés et j'attends...que ma tête sorte de cette ambiance cotonneuse où elle baigne.
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A Beyrouth peu de nouvelles données, peu de nouvelles demandées.
Les pensées suffisent-elle?
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Silence du matin. Souffle de cet ordinateur sont j'imagine les circuits intégrés cramoisis.
La rue est calme.
Dans les journaux du matin, mort incertaine du chef des FARC. Le même coup qu'avec Arafat: l'observation -pour quoi?- de l'agonie. Je m'attarde en pensée sur ce si particulier regard des journalistes -de nous aussi, derrière eux comme les enfants derrière la foule dans les évènements - qui ressemble à celui d'un scientifique sur le corps d'une baleine échouée.
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Promenade? J'irai bien le long d'un chemin, croiser des papillons et des araignées d'eau.
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