09 février 2010
Mardi
Nuit courte.
Douche chaude -matin -erreur du réveil -prières des supérettes
Je lave ma peau molle de rêves inachevés, tout se dissoud strates après strates.
Syphon soudain aspirant bulles de savon, bulles de pensées.
Les égouts sont pleins de larmes et pleins de joie dégouttées...
Toreador in the rain de Marc Almond...
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What was once golden is now a cruel craze...
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Paul Valéry dit: je me sens seul -ô le seul-...
Les cinq jours de la semaine dernière. Ma nuit de Gênes?
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Regard acide de Hervé Guibert à la FNAC.
Un CD de conversations.
Tant de livres ici.
L'homme parle, trace interminablement...
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On ne mélange pas la terre et l'air... de la poussière naît, qu'un souffle léger peut pousser vite plus loin, trop loin où tout part.
Nous étions cet étrange alliage là. De cette impossible alliance qui n'existe que dans les rêves...
Et aujourd'hui tu évites ma bouche comme une défense contre une possible offense...
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07:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 février 2010
Lundi encore
Nina Simone.
Reine sage, reine sauvage.
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Je marche avec une ombre sur mon ombre, dont je porte le poids, jour après jour, mois après mois. L'ombre d'une mère aimante -dans les deux sens du terme- que je ne rends jamais assez heureuse et qui me manque, c'est-à-dire qui me rate à me vouloir toujours parfaite.
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Avoir un corps aimé au matin près du sien. A l'heure de l'éveil. Un corps encore chaud de sommeil.
Dans le silence des aubes d'hiver, il me manque ce qu'il manque aux solitaires, la présence d'un autre, la présence de l'Autre, réelle et insaisissable.
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Chagrin pour rien.
Hypnose des somnifères.
Voyage à l'intérieur d'une pensée.
Je dispose d'un temps infini, puisqu'inconnu, pour faire ma transformation...
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Le mal d'amour.
Invention des poètes.
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Le travail me tient comme un gilet de sauvetage.
21:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lundi
Lu dans le Magazine Littéraire l'entretien de Amos Oz. A la question "comment me définir" (je cite la question de mémoire) Oz répond: "(...) par un mot: famille". Il rajoute: "mais si vous voulez me connaître en deux mots, c'est: famille malheureuse".
J'ai été bouleversée par cette réponse.
Elle ne me quitte pas depuis...
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Ni d'ailleurs ce long poème de Paul Valéry qui dit l'essentiel de moi (c'est aussi Valéry qui affirmait qu'on inventait en copiant):
Que fais-tu ? De tout.
Que vaux-tu ? Ne sais,
Présages, essais,
Puissance et dégoût...
Que vaux-tu ? Ne sais...
Que veux-tu ? Rien, mais tout.
Que sais-tu ? L'ennui.
Que peux-tu ? Songer.
Songer pour changer
Chaque jour en nuit.
Que sais-tu ? Songer
Pour changer d'ennui.
Que veux-tu ? Mon bien.
Que dois-tu ? Savoir,
Prévoir et pouvoir
Qui ne sert de rien.
Que crains-tu ? Vouloir.
Qui es-tu ? Mais rien !
Où vas-tu ? À mort.
Qu’y faire ? Finir,
Ne plus revenir
Au coquin de sort.
Où vas-tu ? Finir.
Que faire ? Le mort.
13:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 février 2010
Vendredi
Demain.
Quelle bouche sera caressée par mes mains?
Quelles mains toucheront mon corps?
Qui dira: c'est toi...
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13:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












